Enrichie de l'expertise pratique des équipes coordinatrices à Nimègue et à Anvers, il s'agissait de la troisième formation d'une série de quatre où les participants pouvaient partager des idées, des stratégies et des outils utiles.
Le cours a débuté par des sessions de base expliquant comment les antibiotiques sont utilisés et comment la résistance se développe au niveau mondial. Les participants ont découvert la méthode Global-PPS (Point Prevalence Survey), qui les aide à comprendre comment leur hôpital utilise les antibiotiques par rapport à d'autres établissements en Roumanie et en Europe. Des exemples basés sur des données roumaines ont aidé les participants à visualiser la prescription d'antibiotiques dans leurs propres hôpitaux. Chaque participant a ensuite discuté des résultats de l'enquête Global-PPS de son hôpital, suscitant des échanges intéressants entre des pairs engagés.
Le deuxième jour a porté sur les mesures d'évaluation de l'utilisation des antibiotiques et de la qualité de leur prescription au niveau hospitalier. Les participants ont découvert comment l'outil innovant Global-PPS peut fournir des données spécifiques aux besoins de leur hôpital, par exemple pour différentes maladies ou services hospitaliers. La journée s'est terminée par un atelier où les participants ont identifié des problèmes importants dans leurs hôpitaux et ont élaboré des plans détaillés pour mesurer et améliorer les résultats. Parmi les domaines d'intervention courants figuraient l'amélioration de l'utilisation des antibiotiques en chirurgie, le perfectionnement des méthodes de prélèvement d'échantillons pour les analyses et la garantie de la prescription correcte des antibiotiques.
En abordant le troisième et le quatrième jour, les discussions sur les sciences comportementales ont suscité des débats animés, soulignant l'impact du comportement humain sur l'utilisation des antibiotiques. Les participants ont découvert les théories du changement comportemental et des outils tels que le modèle COM-B pour comprendre ce qui facilite ou entrave la mise en œuvre de changements dans leurs hôpitaux. Chaque hôpital a ensuite esquissé son propre plan pour améliorer l'utilisation des antibiotiques, en tenant compte des défis et des solutions adaptés à leurs circonstances spécifiques.
En résumé, le cours sur la gestion antimicrobienne en Roumanie a non seulement offert une plateforme de partage des connaissances, mais a également favorisé un engagement commun pour une meilleure utilisation des antibiotiques et la lutte contre la résistance. Forts de nouvelles perspectives, stratégies et outils, les participants sont prêts à impulser des changements positifs dans leurs hôpitaux, contribuant ainsi à un avenir plus prometteur dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.